Mercredi, Juillet 23, 2014
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La voix de Djibouti

Edition n° 74 du 30 juin 2011

(Édition LVD écrite du 30 juin 2011)

La fête du 27 juin célébrée dans la morosité

 

Comme chaque année, la date du 27 juin a été célébrée à Djibouti pour commémorer le jour de la proclamation de l'Indépendance nationale. Ce jour de l'accession à l'Indépendance, c'était lundi 27 juin 1977. Il y a 34 ans, nous avons hissé le drapeau national. Il y a 34 ans, nous avons rêvé de lendemains qui chantent. En vain.

Cette année encore, ce jour commémoratif de nos sacrifices et de notre victoire contre la colonisation, survient dans des conditions bien difficiles pour l'immense majorité des Djiboutiens. Des conditions plus difficiles encore que les années précédentes.

C'est dans la misère, la soif et le déni de liberté que les Djiboutiens ont célébré cette année la fête nationale. C'est sous la dictature renouvelée d'Ismaël Omar Guelleh qu'ils l'ont marquée.

Il est urgent que le prochain 27 juin survienne sous de meilleurs auspices.

 

Des mères de famille détenues pour avoir osé crier à la faim

 

Un centaine de mères de famille ont manifesté samedi 25 juin 2011 devant la gare centrale de Djibouti pour réclamer les salaires de leurs époux, employés du Chemin de fer Djibouto-éthiopien (CDE) qui ne les a pas payés depuis 9 mois. «Nos enfants et nous-mêmes n'avons rien à manger», ont-elles crié en chœur.

Le président Guelleh leur a répondu par la répression et les a fait arrêter par la police qui les a jetées à la prison de Nagad.

 

Les habitants de la capitale toujours livrés à la soif

 

La pénurie d'eau potable se poursuit dans la capitale, plongeant les habitants dans la soif. C'est toujours le même spectacle de jerrycan à la main ou au coffre de voiture en quête d'eau. Ce, dans l'hostilité du régime qui réprime la moindre de protestation contre la soif. Ainsi, de nombreux jeunes et mères de familles sont toujours détenus à Nagad pour avoir crié à la soif.

Les six journalistes de la Voix de Djibouti finalement en liberté provisoire

 

Finalement, au vu de l'extrait de plumitif que nous nous sommes procuré, la chambre d'accusation de la cour d'appel de Djibouti a ordonné mercredi 22 juin 2011, non la libération d'office des six journalistes de la radio libre La Voix de Djibouti, comme nous l'avons écrit et annoncé sur nos ondes la semaine dernière, mais leur mise en liberté provisoire assortie d'un contrôle judiciaire. Ils sont sortis de la prison centrale de Gabode jeudi 23 juin 2011.

Les journalistes en question sont Farah Abadid Hildid, Houssein Ahmed Farah, Houssein Robleh Dabar, Abdillahi Aden Ali dit Corbeau, Moustapha Abdourahman Houssein et Mohamed Ibrahim Waïss, accusés de «participation à un mouvement insurrectionnel». Depuis février 2011, ces journalistes s'étaient vu refuser toute mise en liberté provisoire malgré leurs demandes répétées et le vide total de leur dossier. Sans compter les irrégularités de forme.

Cette mise en liberté provisoire intervient après que les démocrates de l'extérieur ont intensifié leur mobilisation en faveur des six journalistes comme des autres détenus politiques. Outre les démocrates djiboutiens, se sont mobilisés des organisations telles que FIDH, OMCT, Human Rights Watch (HRW), RSF (pour les six journalistes), des médias tels que Radio France international (RFI), Voix de l'Amérique (VOA), des titres de presse écrite tels que Ouest-France, etc.

Les six journalistes remercient toutes celles et ceux qui ont œuvré à leur sortie de prison.

Restent sous le coup de la détention politique à Gabode le cadre Mohamed Ahmed dit Jabha du FRUD ainsi que Adan Mahamoud Awaleh et Mohamed Hassan Robleh, ou encore Mohamed Ahmed Abdillahi, frère du défunt et opposant Mahdi Ahmed Abdillahi décédé le 14 avril 2009 dans la même prison de Gabode.

 

De nouveau, un directeur d'ICB disparaît à Djibouti

 

Dimanche 19 juin 2011, le directeur d’une banque malaisienne de la place de Djibouti, filiale du groupe International Commercial Bank (ICB), a été retrouvé écrasé et sans vie au pied de l'immeuble où il habitait dans le centre-ville de la capitale. La thèse officielle a vite conclu au suicide par défenestration. Selon des informations recueillies par la Voix de Djibouti, le directeur avait de graves problèmes professionnels suite à des prêts importants consentis à des proches du couple présidentiel et demeurés impayés mais aussi à d'autres abus du régime.

C'est le second directeur de cette banque, installée à Djibouti depuis le 8 novembre 2006, à mourir dans des circonstances suspectes. En effet, le 1er septembre 2010, le prédécesseur du défunt a été retrouvé lui aussi mort, en son domicile de Djibouti-ville.

 

Le directeur d'Oil Libya en prison

 

Le directeur de la compagnie Oil Libya, qui a hérité du marché de Mobil Oil et Shell Oil à Djibouti, s'est retrouvé en prison voilà quelques semaines suite à un différend avec le régime.

Selon nos informations, le gouvernement djiboutien a pris le contrôle d'Oil Libya en raison de la situation en Libye qui affecte selon lui l'approvisionnement en pétrole de la compagnie et partant de Djibouti.

 

Les jets de pierres reprennent de plus belle dans la capitale

 

Avec les vacances scolaires et les pénuries d'eau et d'électricité, les jets de pierres entre bandes de jeunes reprennent dans les quartiers populaires de la capitale. Sans que la police, si prompte à réprimer les manifestations démocratiques pacifiques, ne daigne y mettre fin avec tact et humanité.

 

Edition n° 75 du 7 juillet 2011

(Édition LVD écrite du 7 juillet 2011)

Arrêt et bagarre à la centrale électrique de Boulaos

 

Dans la nuit du 26 au 27 juin 2011, peu avant minuit, soit à quelques minutes du coup d'envoi de la fête de l'Indépendance nationale, s'est produit un arrêt de la centrale électrique qui alimente la capitale djiboutienne. Suite à une mauvaise manipulation, semble-t-il. Furieux, le puissant et inamovible directeur d'Électricité de Djibouti, Djama Ali Guelleh, cousin germain du dictateur Ismaël Omar Guelleh qui le maintient en poste, s'est aussitôt rendu sur place. Il s'en est violemment pris, par le verbe comme par le geste, aux responsables de la centrale qu'il a accusés de sabotage et d'incompétence.

Puis tout est reparti comme avant, sous le signe des coupures de courant pour la ville et de l'impunité pour Djama Ali Guelleh.

Un poste de transformateurs électriques brûle à Balbala

Mercredi 29 juin 2011, a brûlé le poste de transformation électrique du quartier dit "Vietnam" à l'entrée de Balbala. Suite à ce qui semble être une surcharge de consommation électrique. Résultat: une bonne partie de Balbala a été privée d'électricité.

L'interconnexion électrique avec l'Éthiopie pas encore au point

Selon nos informations, l'interconnexion électrique de Djibouti avec l'Éthiopie voisine ne semble pas au point. Les usagers djiboutiens de cette électricité se plaignent notamment de problèmes de tension mal ajustée pour la consommation locale qui nécessite 220 volts. Ce mauvais réglage de la tension provoquerait des pannes dans les appareils électriques branchés sur le courant du secteur.

L'abattoir de Djibouti tombe à son tour dans l'escarcelle de Lootha

Le dictateur Ismaël Omar Guelleh vient de décider de privatiser l'abattoir de Djibouti-ville au profit de son ami et homme d'affaires émirati Ibrahim Saïd Lootha. Lequel, rappelons-le, est omniprésent dans le secteur privé à Djibouti. Mais cette décision ne passe pas chez les usagers locaux de l'abattoir. Ils protestent comme ils peuvent.

La colère d'Arhiba contre la soif

Jeudi 30 juin 2011 au soir, le quartier populaire et populeux d'Arhiba a laissé exploser sa colère contre la soif. Ses habitants ont bloqué la circulation sur la route voisine dite d'Arta, notamment par des jets de pierres.

La Mosquée Djama Elabé brûle à Dikhil-ville

La mosquée Djama Elabé, du nom du père du président fondateur du Parti du renouveau démocratique (PRD), ancêtre du MRD, Mohamed Djama Elabé, a récemment pris feu. L'on ignore la cause de cet incendie. S'agit-il d'un acte de sabotage ou d'un accident?

Les militaires français quittent la caserne de Wéa

L'escadron blindé de la La 13ème Demi-brigade de la légion étrangère (DBLE) a quitté mardi 14 juin 2011 sa caserne de Wéa, sur les rives de la Route nationale n°1, dans le district d'Arta-Wéa. Ce déménagement s'inscrit dans le cadre de la délocalisation de la 13ème DBLE vers les Émirats arabes unis, à 75 km d'Abou Dhabi.

Du coup, le camp se retrouve vide et la petite ville de Wéa s'enfonce un peu plus dans la misère du fait de la perte des emplois et des activités liés à la présence militaire française.

Que va donc devenir le camp ? Rétrocédé aux militaires japonnais qui s'installent à Djibouti ?

Incendie dévastateur au Quartier 6

Lundi 4 juillet 2011 dans l'après-midi, un incendie dévastateur s'est déclaré au quartier n°6 de la capitale djiboutienne, quartier populaire et populeux. Le sinistre, dont l'origine reste à déterminer mais que certaines sources lient à un court-circuit électrique, a détruit une dizaine d'habitations.

Comme d'ordinaire, les pompiers ont tardé à venir, invoquant notamment un problème d'eau en cette période de pénurie du précieux liquide.

 

Message de condoléances

Le président du MRD, Daher Ahmed Farah, le Bureau national ainsi que les militants et sympathisants du parti adressent leurs sincères condoléances à la famille et aux proches de Feu Souleiman Ibrahim, décédé voilà deux semaines. Il était octogénaire.

Le défunt était un démocrate convaincu et un militant de première heure du PRD devenu MRD. Il était le doyen et le sage de la section de base du Quartier 7, son quartier, et de la 2ème fédération du parti à Djibouti. C'était aussi l'un des derniers témoins vivants du 20ème siècle dans notre pays. Il laisse une famille nombreuse d'enfants, de petits-enfants et d'arrière-petits-enfants. Allah l'accueille en son Paradis Éternel. Amin.

 

 

Edition n° 76 du 14 juillet 2011

(Édition LVD écrite du 14 juillet 2011)

L'eau des citernes tue à Djibouti

Comme nous le dénonçons souvent dans ces modestes colonnes, la soif fait fureur à Djibouti. La pénurie d'eau affecte même la présidence de la République où les toilettes en peuvent plus servir faute d'eau, ce qui contraint le personnel à un difficile exercice de rétention de ses besoins naturels.

Face à ce grave problème qui frappe particulièrement la capitale où se concentre la plus grande partie de la population djiboutienne, le chef de l'État se contente de bricoler et de donner du gras à quelques-uns. Il mobilise ainsi quelques citernes privées à eau. Mais, comme il y a trop peu de citernes, il faut attendre qu'il en passe une durant des heures et des heures, sur le trottoir, sous le soleil brûlant ou dans la nuit noire, près de son récipient à eau, puis l'acheminer rempli jusqu'au domicile avec la force de ses muscles.

Plus grave encore, certains de ces camions-citernes sont des vidangeurs de fosses sceptiques mal stérilisés et qui sont autant de bouillons d'agents pathogènes. C'est dire s'ils distribuent autant de fûts d'eau que de maladies. Ils viennent de faire leur première victime en la personne de Bilane Ismaël Ali, une fille de huit ans habitant la capitale.

Le passeport djiboutien scruté par la police de l'Air et des Frontières

Dans ces modestes colonnes, nous avons à plusieurs reprises fait état de trafic autour du passeport djiboutien et des timbres administratifs. Le passeport djiboutien étant délivré par la police nationale et signé par son chef. Il semble que la police de l'Air et des Frontières, la fameuse PAF, ait soudain découvert (sic) l'existence de passeports bidon et durcisse le contrôle de ce document à l'aéroport international de Djibouti. Elle a même refoulé ces jours-ci plusieurs passagers porteurs d'un faux passeport. Cet accès de vigilance fait suite, semble-t-il, à l'arrestation à la frontière terrestre djiboutienne avec le Somaliland voisin d'une personne portant sur elle quelques milliers de passeports djiboutiens vierges et une valise de millions de francs Djibouti.

Soit, mais cela ne suffit pas. Encore faut-il mener l'enquête pour trouver et déférer devant la justice les auteurs de ce trafic à l'ampleur sans précédent. Les Djiboutiens attendent que le travail soit effectué jusqu'au bout.

A Dikhil, chefs militaire et civil font du gras avec les moyens de l'État

Décidément, les autorités de l'État à Dikhil ne se refusent rien. Après le commerce du khat clandestin saisi, auquel se livrent le chef du groupement militaire et le commandant de la brigade de gendarmerie stationnés dans la région, après l'auto-attribution à des fins lucratives personnelles de certains marchés de travaux publics par le préfet du district, voici un nouvel abus du pouvoir d'État à but sonnant et trébuchant. En effet, le préfet de Dikhil et le chef militaire local se sont tout simplement entendus pour louer, à leur profit personnel, les moyens automobiles de l'État au secteur privé. Cela s'appelle la loi du «chacun selon sa parcelle de pouvoir» au pays d'Ismaël Omar et de Kadra Mahamoud.

Salaam Bank se serait-elle fait arnaquer par ICC ?

L'une de ces nombreuses et mystérieuses banques qui se sont ouvertes à Djibouti ces dernières années, Salaam Bank, inaugurée le 27 décembre 2007, aurait décidé de financer le secteur de l'immobilier. Pour ce faire, elle aurait conclu un partenariat avec la fameuse entreprise ICC du couple présidentiel qui s'est équipée avec du matériel saisi à la société SOPRIM d'Abdourahman Boreh. L'argent de Salaam Bank aurait alors coulé dans les caisses d'ICC. Manque de chance pour la banque, Construction Independent Company (ICC) n'aurait ni construit ni rendu les sous. Pire, ICC s'est plongée dans des difficultés de trésorerie et ne paye même plus ses salariés, comme en témoigne le cas des 20 employés récemment jetés en prison par sa direction pour avoir osé réclamer salaire et indemnité de départ. Qui de l'argent ? Certains regards s'orientent vers les proches sans fond du couple présidentiel. Salaam Bank (ce qui signifie banque de la paix) ne doit pas éprouver un sentiment de paix en ce moment.

La compagnie aérienne Guelleh-Lootha a du plomb dans les ailes

Selon nos informations, la compagnie aérienne Djibouti Airlines, récemment créée par le commerçant émirati et partenaire en affaires du couple présidentiel djiboutien, Ibrahim Saïd Lootha, peine à s'élever dans le ciel. Motif: les pays de la région ne s'empressent pas de lui accorder les autorisations nécessaires pour utiliser leurs aéroports et assurer ainsi des liaisons régionales. Il s'ensuit que l'appareil affrété par Lootha squatte le sol de l'aéroport international de Djibouti.

Une fille du couple présidentiel invite ses amis rappeurs aux frais de l'État

Mardi 5 et mercredi 6 juillet 2011, à l'invitation de Fatouma-Awo Ismaël Omar, fille aînée de l'union entre Ismaël Omar Guelleh et Kadra Mahamoud Haid, se sont produits à Djibouti des groupes de rappeurs français et américains venus aux frais de l'État djiboutien. C'est la Banque nationale de Djibouti (BND), dirigée depuis 1994 par le beau-frère du chef de l'État et oncle maternel de l'organisatrice, Djama Mahamoud Haid, qui a payé la facture de transport des rappeurs et de leur matériel en puisant dans la caisse de la BND. Une facture salée, on l'imagine, compte tenu du nombre d'artistes et de l'importance de leur matériel. De même, la jeune Fatouma-Awo a claqué du doigt pour loger et nourrir sans payer ses invités artistes.

Ces jeunes rappeurs ont tenu leur concert à l'hôtel cinq étoiles Kempinski de la capitale djiboutienne, avec entrée payante. Les recettes ? Empochées par l'organisatrice Fatouma-Awo, par ailleurs co-gérante avec Wissam Kassim de la société familiale ICC (Independent Construction Company), et par ses amis artistes. Ce, en plus des contributions réglées rubis sur l'ongle par des commerçants apeurés de la place.

Et c'est la seconde année qu'une telle opération se réalise à Djibouti où elle est pompeusement baptisée Festival Djib Urban.

Ces jeunes artistes originaires pour la plupart d'Afrique, continent où des peuples (notamment au Nord) se révoltent contre les dictateurs et contre la mise en coupe réglée des ressources publiques, doivent savoir que le couple présidentiel djiboutien n'a rien à envier au tristement célèbre couple dictatorial tunisien Leila Trabelsi-Zinedine Ben Ali.

Cela va et vient à la tête du trésor national

Décidément, les cordons de la bourse publique, entendez le trésor national, deviennent trop difficiles à tenir ces jours-ci. Il s'y déroule, en effet, un chassé-croisé hostile entre Hassan Moumin Daher et Mohamed Ahmed Cheiko. Tout commence lorsque, quelques semaines avant le dernier remaniement ministériel du 12 mai 2011, l'ancien ministre des Finances, Ali Farah Assoweh dit Ali-Adnan, relève Hassan Moumin Daher de ses fonctions de trésorier et le remplace par le trésorier-adjoint, Mohamed Ahmed Cheiko. Avant même de titulariser Cheiko, le ministre perd son portefeuille de l'Économie et des Finances au profit de l'homme d'affaires Ilyas Moussa Dawaleh, recruté par le dictateur Guelleh pour remplacer numériquement son allié Elmi Obsieh Waiss dit Johar. Au secrétaire général de la présidence, Ismaël Houssein Tani, et à quelques-autres, qui n'acceptent pas le limogeage du trésorier Hassan Moumin, la période de passation entre Ali Farah et Ilyas Moussa apparaît comme un moment de flottement à mettre à profit pour le réinstaller à son poste. Et action ! Mais Cheiko résiste et ne rend pas les clés de la bourse en dépit du recours d'Ismaël Houssein Tani aux gendarmes. Sur ces entrefaites, le nouveau ministre Dawaleh s'en mêle et obtient que Cheiko soit nommé trésorier payeur national. Pour autant, les soutiens de l'ancien trésorier ne s'avouent pas vaincus. D'autant que, comme souvent lorsqu'il n'entend pas régler directement une affaire, le dictateur Guelleh leur suggère de guetter son prochain voyage à l'étranger pour repartir à la charge. L'occasion attendue se présente avec le récent départ du dictateur pour le sommet africain de Malabo, suivi d'une visite privée en France. Et hop ! Cheiko est débarqué au profit de Hassan Moumin le 7 juillet 2011, à la veille du retour précipité de Guelleh qui a fui la manifestation des démocrates djiboutiens devant sa résidence privée à Paris. Débarqué sous la signature d'Ilyas Moussa Dawaleh, de surcroît. Alors, point final du feuilleton ? Certains murmurent à Djibouti que les amis de Cheiko n'ont pas dit leur dernier mot. Bel étalage de bonne gouvernance publique, non ?

Autour de Guelleh, les dames se déchirent aussi

L'un des derniers sujets qui alimentent les conversations dans les mabraz informés de Djibouti, concerne non pas des hommes mais des femmes de pouvoir. Il s'agit de madame Degmo Mohamed Issack, ancienne employée d'Électricité de Djibouti (EDD) devenue députée guelléenne et secrétaire générale de la fameuse Union nationale des femmes djiboutiennes (UNFD), organisation proche du régime et que préside la première dame Kadra Mahamoud Haid. Selon nos informations, l'Assemblée dite nationale a désigné madame Degmo Mohamed Issack comme membre du Parlement africain en lieu et place du député Aden Robleh Awaleh, mais la décision n'a pas plu à sa patronne de l'UNFD, à savoir la première dame, qui s'oppose fermement à sa mise en œuvre. Alors se fâche Degmo et le fait savoir, apprend-on. En vain, jusqu'ici. Morale de l'histoire pour madame la députée: l'oncle Ismaël ne peut rien sans l'accord de la tante Kadra !

C'est le directeur d'Exim Bank qui s'est suicidé à Djibouti

Contrairement à ce que nous avons écrit dans notre édition du 30 juin 2011, c'est le directeur de la Banque Exim Bank Djibouti, banque à capitaux tanzaniens, et non celui de la banque malaisienne ICB, qui s'est suicidé dimanche 19 juin 2011 dans la capitale djiboutienne. Il a été retrouvé écrasé et sans vie au pied de l'immeuble où il habitait dans le centre-ville de la capitale. La thèse officielle a vite conclu au suicide par auto-défenestration. Selon des informations recueillies par la Voix de Djibouti, le directeur avait de graves problèmes professionnels suite à des prêts importants consentis à des proches du couple présidentiel et demeurés impayés mais aussi à d'autres abus du régime.

C'est le second directeur de banque qui disparaît dans des circonstances suspectes à Djibouti. En effet, le 1er septembre 2010, le directeur de la banque ICB a été retrouvé mort en son domicile de Djibouti-ville.

 

   

Edition n° 77 du 21 juillet 2011

(Édition LVD écrite du 21 juillet 2011)

Manifestation de la soif et mort d'homme à Djibouti-ville

Mardi 12 juillet 2011, les habitants de la Cité du Stade et du Quartier Sept, deux quartiers populaires et populeux, sont sortis dans la rue pour protester contre le manque d'eau, d'électricité et la vie trop chère. Comme à son habitude, le dictateur Guelleh leur a envoyé ses forces de répression qui les ont chargés à coups de gaz lacrymogène et de balles réelles. Bilan: plusieurs blessés et un mort.

Le jeûne du Ramadan sous le signe d'une vie toujours plus chère

C'est dans les tout premiers jours d'août 2011 que doit débuter le mois sacré de Ramadan cette année. Sous le signe d'un coût de la vie qui ne cesse de grimper. Il faut dire que les tarifs des denrées de première nécessité montent et montent. Ainsi un sac de 50 kg de sucre est passé de 7200 à 10400 francs Djibouti en quelques mois, tandis que le chômage a encore augmenté, aggravant davantage la misère. De sorte que trop de gens vont devoir jeuner dans un dénuement sans précédent.

Malgré l'interconnexion avec l'Éthiopie, les délestages persistent

Bien que le réseau électrique djiboutien ait été interconnecté avec celui éthiopien et qu'une part de l'électricité que nous consommons nous provienne désormais de ce pays limitrophe, les coupures d'électricité continuent. Certes, la durée et la fréquence des coupures du courant électrique semble avoir diminué, mais le problème demeure. C'est que la capacité et la qualité de la production électrique restent en deçà de la demande.

Guelleh hué à Ali-Sabieh

Jeudi 14 juillet 2011, les habitants d'Ali-Sabieh ont copieusement hué le dictateur Guelleh lors d'une visite surprise de ce dernier dans la ville. Il était si conspué qu'il s'est dépêché de repartir tête basse, comme il était venu. C'est dire si la rupture est consommée entre le dictateur et les Assajogs.

L'hôtel Kempinski excédé par la progéniture du couple présidentiel

Selon des informations concordantes recueillies par La Voix de Djibouti, le gérant de l'hôtel 5 étoiles Kempinski de la capitale djiboutienne rencontre un sérieux problème avec les enfants du couple présidentiel. Ceux-ci fréquentent assidûment l'hôtel, souvent avec leurs amis. Ils en utilisent chambres et salles de spectacle, ont leurs habitudes au restaurant et consomment dans le bar. Mais ils n'aiment pas mettre la main à la poche et s'exonèrent de payer les additions que l'hôtel leur présente. De sorte que leurs impayés s'accumulent et affectent la santé commerciale de l'établissement.

La situation serait à ce point grave que le gérant se demande s'il ne faut pas fermer bar et restaurant.

Alors, tels parents, tels enfants ?

ICC : une faillite qui n'en est pas une

Selon nos informations, l'entreprise ICC (Independent Construction Company) du couple présidentiel, qui la gère à travers Wissam Abdallah Kassim et sa fille Fatouma-Awo Ismaël Omar, se retrouve sans sous. Les caisses sont vides et le co-gérant Wissam invisible. Devant cette situation, les services du trésor national ont procédé à la saisie des dépôts et bureaux d'ICC, tandis que le co-gérant serait recherché à Djibouti.

Sérieux, tout cela ? La question mérite d'être posée, car la situation d'ICC sonne comme une mise en scène imaginée par le couple présidentiel pour ne pas répondre des actes de gestion privée qu'il a posés à travers sa firme. On crée une entreprise, on rafle marchés et prêts, puis on déclare faillite pour empocher définitivement l'argent capté, n'est-ce pas plutôt au résultat d'une telle démarche que l'on assiste avec ICC ? C'est l'avis de nombreux observateurs de la politique du ventre du régime. Et ce n'est pas une analyse absurde compte tenu des antécédents du couple dictatorial.

Ambassadeurs et ambassadeurs

Depuis son auto-réélection du 8 avril 2011 et la formation de son gouvernement d'obligés en date du 12 mai 2011, le dictateur Guelleh a procédé à de nombreuses nominations d'ambassadeurs dont plusieurs pour des postes à créer. Il n'y en a jamais eu autant en une seule vague, ce qui soulève, à un moment le peuple se débat dans la misère, la question de l'opportunité d'une décision financièrement si lourde. Considérées du point de vue de la bonne gouvernance publique, ces nominations, ainsi que d'ailleurs le caractère pléthorique de l'équipe gouvernementale, posent problème. Disons-le sans détour: la rationalité publique a peu pesé dans cette prise de décision, si tant est que ce régime soit capable de choix rationnels.

Ce qui a motivé ces nominations, ce sont des considérations clientélistes et personnelles. Le dictateur Guelleh a d'abord voulu consoler ses ministres limogés pour les maintenir au bercail. Il a ensuite voulu libérer certains postes pour les réattribuer à d'autres clients. Enfin, il a fait plaisir à certains proches qui entendaient récompenser des fonctionnaires qui les servent personnellement. Dans la catégorie des lots de consolation, entrent les ambassadeurs Abdallah Abdi Miguil, affecté à Pékin, Yacin Elmi Bouh, qui aurait repoussé son affectation à Moscou, et Abdi Ibrahim Absieh alias Hamoud que l'on dit ouvert au poste refusé par son collègue dans la Russie de Vladimir Poutine. A la seconde catégorie appartiennent des hommes tels que Badri Ali Bogoreh, qui libère ainsi le secrétariat général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, ou encore Djama Elmi Darar qui quitte le poste de directeur du protocole d'État malgré sa fidélité à toutes épreuves. La troisième catégorie, celle des nominations pour menus services rendus à personnages influents, est formée d'hommes tels que Osman Moussa Darar dit Bagdadi, affecté aux Émirats arabes unis, et Aden Ali Abdi dit Rioleh en partance pour un nouveau poste au Maroc avec accréditation auprès de tout le Maghreb. Osman Moussa, ancien payeur devenu consul à Dubaï, est le serviteur de la première Dame Kadra Mahamoud Haid à Dubaï où elle a ses habitudes de shopping. Il est aux petits soins avec Madame pour tous les menus services qu'elle désire à et de Dubaï. Aden Ali, lui, en fait autant en Inde avec le jeune frère et protégé de Madame, Djama Mahamoud Haid, par ailleurs gouverneur (depuis 1994) de la banque centrale de Djibouti, qui fréquente le pays aux vaches sacrées pour l'entretien et le renouvellement de sa coûteuse prothèse dentaire. Le diabète et le khat ayant eu raison des dents du gouverneur, il a préféré, pour se ré-équiper la bouche, la discrétion indienne à la médecine occidentale trop exposée (à son goût) au regard des démocrates djiboutiens. Et c'est Aden Rioleh, payeur à l'ambassade de Djibouti à New Delhi, à la tête de laquelle l'ami Youssouf Omar Doualeh de Hassan Saïd dit Madobé est maintenu suite à un torrent de larmes vers Haramouss, que Djama Mahamoud Haid a choisi pour le servir en et d'Inde. Alors, en faisant nommer son coursier au Maroc, où la chirurgie esthétique est pratiquée comme en Tunisie, le gouverneur entend-il se refaire le look au milieu des retraités résidents d'Europe venus ? En tout cas, les petits soins ont généré de grandes récompenses pour les deux agents du trésor qui, en bons ambassadeurs coursiers, vont redoubler de menus services et espérer encore monter en grade.

La société d'hydrocarbures plongée dans des difficultés financières

La fameuse société d'hydrocarbures d'État, appelée Société internationale des hydrocarbures de Djibouti, se retrouve aussi sans sous. Elle manque à ce point de trésorière qu'elle ne parvient pas à payer son personnel. Les employés en sont déjà à plus de six mois d'arriérés de salaires. Et aucune solution n'est en vue. Pourtant, l'argent coule à flot dans les caisses de cette entreprise qui collecte les taxes et surtaxes sur le pétrole comme sur ses dérivés. Le nouveau ministre de l'Économie et des Finances Ilyas Moussa Dawaleh, qui a parlé de lutter contre la mauvaise gestion dans l'euphorie de sa nomination, osera-t-il se pencher sur ce cas ? Peu de chances, murmure-t-on dans les coulisses du pouvoir, car un audit mènerait tout droit aux coffres forts du couple présidentiel et de ses proches.

 

Edition n° 78 du 28 juillet 2011

(Édition LVD écrite du 28 juillet 2011)

Un charnier à Damerjog

Selon des informations concordantes recueillies par la voix de Djibouti, neuf corps ont été inhumés en catimini par des militaires aux abords de la petite ville côtière de Damerjog, près de la frontière terrestre de Djibouti avec le Somaliland. Officiellement, il s'agit des corps de personnes mortes de soif, une thèse à laquelle l'opinion publique ne croit pas à Djibouti. Beaucoup pensent plutôt que ce sont des corps de personnes innocentes mortes sous la torture de la sécurité politique.

Un corps sans vie devant le CCO et un autre au CDE

Lundi 25 juillet 2011, le corps sans vie d'un homme a été retrouvé devant le camp des blindés de l'armée djiboutienne, appelé Camp Cheik Osman (CCO), sur les rives de l'oued d'Ambouli, à l'entrée de la capitale. L'on ignore les circonstances du décès de cette personne. S'agit-il d'un autre meurtre sous la torture ? En tout cas, un autre corps sans vie a été découvert mardi 26 juillet 2011 aux abords de la gare centrale du Chemin de fer Djibouto-Ethiopien (CDE), toujours dans la capitale. L'on ignore là aussi les circonstances du décès, même si les tueurs de la sécurité politique du régime sont encore une fois suspectés.

Réussite de la conférence sur les droits de l'Homme à Ottawa

Comme prévu, la conférence sur la situation des droits de l'Homme et le nécessaire changement démocratique à Djibouti, organisé par le Bureau du MRD en Amérique du Nord, avec la collaboration du mouvement associatif djiboutien basé à Ottawa, capitale fédérale du Canada, s'est tenue samedi 23 juillet 2011 à 16 heures autour de Jean-Paul Noël Abdi, président de la ligue djiboutienne des droits humains (LDDH). Démocrates djiboutiens et autres amis de Djibouti sont venus en masse à la conférence qui s'est déroulée à l'Université du Québec en Outaouais, Gatineau, Québec, Salle -0416, Pavillon Taché, 283, Boulevard Alexandre Taché.

Les débats ont été riches et intéressants. Et l'atmosphère unitaire et fraternelle. Bel hommage au combat de l'infatigable président de la LDDH.

Bravo à tous les organisateurs !

Incendie dévastateur au Quartier 7

Un incendie dévastateur s'est déclaré jeudi 21 juillet 2011 au Quartier n°7 de la capitale, non loin du domicile du jeune cheik Abdi Dandawi qui s'est fait griot du régime. Il a détruit six habitations. La cause du sinistre est liée à un court-circuit électrique. Ce n'est pas le premier incendie ravageur provoqué par un court-circuit à Djibouti-ville.

De nouveau, le dictateur lance des militaires contre la population d'Obock

 

Apeuré, le dictateur Ismaël Omar Guelleh a encore une fois, la semaine dernière, lancé des militaires, parmi lesquels de nombreux jeunes du Service national adapté (SNA), contre la population civile du district d'Obock. Sous prétexte d'aller combattre les membres de l'opposition armée du FRUD. Plusieurs personnes ont été arrêtées lors de ce vrai faux ratissage et brutalisées, comme le dénonce l'ORDHD dans un communiqué rendu public le 23 juillet 2011 à Paris sous la signature d'André Colomba.

 

CDE: Un vrai faux syndicaliste contre une manifestation de la faim

 

Mercredi 20 juillet 2011, les épouses des agents du Chemin de fer, qui ne sont pas payés depuis 10 mois, ont de nouveau manifesté dans la capitale devant le ministère des Transports et de l'Équipement pour réclamer les salaires de leurs époux. Le vrai faux syndicaliste Abdo Sikieh, agent privilégié du CDE parce qu'affidé du régime, s'est permis d'intervenir pour leur demander de se disperser. Mal lui en a pris: il s'est fait rouer de coups par les mères de famille en colère contre l'injustice. Il s'en souviendra longtemps.


Trois soldats de la GR refusent de payer la taxe sur leurs meubles importés

 

Jeudi 14 juillet 2011, trois soldats de la Garde dite Républicaine (GR) ont tenté de passer sans payer de taxe à la douane de Loyada avec des meubles importés du Somaliland voisin. Les douaniers, épaulés par les gendarmes de la brigade de Loyada, s'y sont opposés et ont saisi les meubles. Lesquels se trouvent encore aux mains des gendarmes. Pourquoi pas dans les dépôts des douanes ? En tout cas, cette affaire rappelle que les soldats de la GR se placent volontiers au-dessus de la loi.

 

Dix millions de francs Djibouti disparues de la caisse de la GR

 

Un trou de dix millions de francs Djibouti a été découvert ces jours-ci à la caisse de la Garde républicaine (GR). De source proche du dossier, il s'agit d'un détournement pur et simple de fonds. Par qui ? C'est la question à laquelle doit répondre le commandement de cette unité privilégiée qui veille sur la sécurité rapprochée du couple dictatorial et qui participe activement à la répression dictatoriale du peuple djiboutien. Même si son chef d'état-major, le colonel Mohamed Djama Doualeh, est traité en France depuis plusieurs semaines pour une attaque cardio-vasculaire.

 

Quand les banques refusent de payer les salaires des agents de l'État

 

Mardi 26 juillet 2011, les banques de la place de Djibouti ont refusé de payer les salaires des agents de l'État. Motif: les virements de la solde de ces travailleurs n'ont pas été effectués par le trésor national qui rencontre des difficultés financières. En colère, les salariés concernés ont été à deux doigts de se ruer sur les coffres des banques et de se servir eux-mêmes. L'on estime à 80% le nombre des agents de l'État qui attendent encore leur solde du mois de juin 2011. Voilà qui n'augure rien de bon pour l'avenir proche.


Un officier de police mort dans un accident de la circulation en Éthiopie

 

Un officier supérieur djiboutien de police, le commandant Yacoub Dirir Diraneh, et sa fille Sozan Yacoub Dirir ont trouvé la mort jeudi 21 juillet 2011 dans un accident de voiture en Éthiopie où ils étaient en vacances. Le défunt avait fait partie des jeunes combattants indépendantistes du FLCS avant d'intégrer comme sous-officier en 1978 la Force nationale de sécurité (FNS) devenue Force nationale de police (FNP) en 1995. Il en a gravi les échelons, passant officier. Il était en poste au district d'Obock au moment de sa disparition. Il laisse une épouse. La Voix de Djibouti adresse ses sincères condoléances à son épouse et à ses proches. Allah lui accorde sa Miséricorde. Amin.

 

Le jeune préfet d'Ali-Sabieh et l'ancien ministre Johar

 

Décidément, le jeune préfet du district d'Ali-Sabieh, Mokhtar Iltireh Waïss, issu d'une famille native de la région, n'est pas très ami avec son aîné et ministre récemment limogé du gouvernement, Elmi Obsieh Waïss dit Johar, lui aussi de la région. C'est ainsi que le préfet a attribué à un protégé du dictateur Guelleh une parcelle de terrain trop proche de la résidence secondaire de Johar à Ali-Sabieh-ville. Les proches de l'ancien ministre ont alors vu rouge à l'encontre du préfet Mokhtar qui a fini par annuler sa décision d'attribution de la parcelle le jeudi 14 juillet 2011. Le dictateur Guelleh s'est réjoui de cette bagarre entre Assajogs, murmure-t-on dans les coulisses du pouvoir en place.

   

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